jeudi 3 octobre 2013

L'équipe de Plump se dévoile : Laurène

Plumpeuses, Plumpeurs,

Une nouvelle semaine, un nouveau membre de l'équipe de Plump se dévoile pour vous !
Après Julie, partons à la découverte de Laurène, l'autre "maman" de Plump.

Laurène.

Après Tic, voici Tac !

J'ai 27 ans, et (presque) toutes mes dents. Je n'ai pas toujours été ronde, les kilos sont venus avec les années mais je les ai toujours acceptés.
Ce n'est malheureusement pas le cas de toutes les femmes.

C'est pourquoi j'ai tout de suite été enthousiaste lorsque Julie m'a parlé de ce beau projet.
Plus le sujet sera abordé, moins il sera tabou... car il n'a pas raison de l'être et c'est le message que nous souhaitons transmettre grâce à Plump.
Nous avons été merveilleusement bien entourées dans l'élaboration de Plump et ça continue aujourd'hui !


Tu es la rédactrice en chef/coordinatrice générale, donc c'est toi qui "fais la police" et vérifie que tout le monde envoie sa contribution en temps et en heure ?
On n'est pas trop de deux pour cette tâche ! Nous sommes toutes les deux rédac' chef, donc nous faisons toutes les deux la police :-)
Enfin, je dois avouer que j'ai un penchant maniaque pour l'organisation, donc quand il y a quelque chose à organiser, je réponds présente !

Quelles sont tes autres missions au sein de Plump ?
Julie et moi réfléchissons Plump ensemble. Nous décidons des thèmes que nous aborderons, nous choisissons nos modèles et les looks, nous faisons appels à nos collaborateurs, etc. Et il faut dire que nous sommes très souvent d'accord. :-)
De part mes études d'édition/traduction et mon métier de rédactrice en chef adjointe, je m'occupe aussi de la rédaction des kiffs de la rédac', de l'édito, etc. Je résous également les problèmes de français, je suis un peu le dictionnaire de Plump !

As-tu des rubriques ou des styles d'articles préférés ?
Du point de vue look, j'adore les pages avec les dessins de notre illustratrice, je trouve que ses illustrations apportent beaucoup aux doubles pages concernées.
Niveau contenu, j'ai un petit faible pour la rubrique "Transpire", qui mixe réalité et humour.

Quels sont tes rêves pour Plump, en dehors de le voir en kiosque ?
Nous avons plein de projets pour Plump. Nous voulons le faire évoluer, le rendre encore meilleur.
Comme beaucoup le savent, nous travaillons sur Plump en dehors de nos métiers respectifs, alors mon rêve serait que Plump soit mon activité à plein temps, ce qui permettrait d'y consacrer toute mon énergie et de tout mettre en œuvre pour le développer.

Une anecdote qui t'a particulièrement marquée en travaillant pour Plump ?
Les shootings sont toujours une épreuve marquante car nous y consacrons énormément de temps et cela demande beaucoup d'organisation. Je garde de très bons souvenirs de ces journées, toujours riches en émotions.
Je me souviens aussi de la première mise en ligne de Plump, un moment intense et tellement stressant que ça m'en avait coupé l'appétit !

Ton "statut" de ronde, qu'est-ce que tu en "retires" ? Qu'est-ce que ça t'apporte ? A quel(s) moment(s) tu es le plus fière/contente d'être ronde ?
J'ai des amis formidables qui me disent très souvent qu'être ronde me va très bien et qu'ils ne me verraient pas autrement, avec des kilos en moins. Je porte mes rondeurs et les assume. On peut dire ce que l'on veut, le regard des autres jouent sur notre acceptation de soi.
Et en même temps, plus on s'assume, plus les autres nous trouveront jolie, c'est un cercle sans fin !




A la semaine prochaine pour un autre portrait du staff de Plump !

vendredi 20 septembre 2013

L'équipe de Plump se dévoile : Julie

Plumpeuses, Plumpeurs,

Plump, c'est un magazine et donc, une équipe. Une équipe qui s'est enfin formée et que nous vous proposons de découvrir ces prochaines semaines.

Nous commençons cette série de portraits par Julie, l'une des deux fondatrices de Plump.


Julie.

" J'ai 35 ans, ronde pure souche, j'ai connu quelques années fastes avant de mettre au monde ma fille il y a presque 11 ans. Depuis, je suis entrée dans les années "fat" ;-).
Il m'a fallu du temps et de la maturité pour accepter ma "callipygité" et je comprends que certaines femmes ne se sentent pas à l'aise avec leur formes.
Mise à part quelques numéros de
Elle et Femme Actuelle dédiés aux rondes, je me désolais de ne pas trouver de vrais magazines entièrement consacrés aux beautés colossales en kiosque.
J'ai donc profité de mon expérience de rédactrice graphiste au sein d'un groupe de presse et d'édition pour proposer ce beau et ambitieux projet à Laurène.
Plump est né de nos 4 petites mains et de notre culot ! Nous avons réussi à rassembler une très belle et fidèle équipe qui a su croire en nous et surtout en Plump.

Nous rêvons qu'un jour, il soit enfin disponible en kiosque ! "


Tu es la graphiste, donc c'est toi qui a fait le logo et qui donne sa/ses forme(s) à Plump ?
En plus d'être une des chefs de projet, je suis aussi la graphiste attitrée de Plump. J'ai créé le logo et toute la mise en page du magazine.
Nous voulions qu'il soit à la fois féminin et d'aujourd'hui, mais surtout pas "culcul". Lors de la mise en page, je suis totalement libre... Laurène n'a plus qu'à aimer !
 
Quelles sont tes autres missions au sein de Plump ?

Laurène et moi prenons toutes les décisions ensemble. Cela va du choix du rubriquage et des sujets que l'on aimerait aborder (et il y en a tellement !), en passant par l'élaboration des looks pour les pages mode, le "recrutement" de nos collaborateurs/partenaires et de nos modèles, le menu de nos soirées à "plumper", etc. !

As-tu des rubriques ou des styles d'articles préférés ?
Mes rubriques préférées sont les pages les plus "éditoriales" (Transpire, Very Fat Trip, etc...). Nous voulions un style d'écriture décalé, mélangeant humour et sérieux. J'espère que nous restons fidèle à ce critère ! Je traite la vie de cette manière, l'humour permet de mieux aborder les choses, sans dramatiser. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir des idées et des opinions bien fondées. Le tout est d'assumer fermement… avec le sourire !

Quels sont tes rêves pour Plump en dehors de le voir en kiosque ?
Comme je l'ai dit précédemment, j'ai un carton plein d'idées que j'aimerais voir dans les pages de Plump. Mais il nous faut trouver des petites mains (munies de chouettes méninges) pour faire de Plump un mag' plus complet encore ! Il y a tellement de sujets plus profonds à aborder !
Je rêve de partenariats avec des jeunes créateurs mode et, pourquoi pas, de grandes enseignes (on peut toujours rêver !). Évidemment, si nous avions le soutien d'une ronde "qui a du poids" dans le milieu, cela nous rendrait certainement la vie plus facile. Mais petit à petit, Plump fait son nid !

Une anecdote qui t'a particulièrement marquée en travaillant pour Plump ?
Lorsque nous avons décroché notre premier partenariat avec une marque importante. Nous avions été reçues comme des princesses !
Aujourd'hui, je sais que c'était sous couvert de beaucoup de marketing mais on s'est senties importantes. A ce moment là, l’intérêt porté à Plump nous a vraiment rassurées et sur-motivées ! Sinon, THE fou rire nerveux, à minuit passé, après une longue et éreintante journée shooting, dans la voiture de Laurène. Je ne m'en suis jamais remise !

Ton "statut" de ronde, qu'est-ce que tu en "retires" ? Qu'est-ce que ça t'apporte ? A quel(s) moment(s) tu es le plus fière/contente d'être ronde ?
Cela peut paraître prétentieusement militant, mais parfois, je suis presque fière d'être ronde.
Je suis grande et je profite de ma plantureuse morphologie pour impressionner, dans les situations qui le nécessitent, donc, pas pour demander une augmentation !
Je suis mère et je me sens plus protectrice et rassurante avec mes rondeurs (3615 FREUD).
Je suis ronde, certes, mais au fond, ce n'est pas ça qui me définit totalement, je suis drôle, intelligente et narcissique aussi !
Plus sérieusement, j'ai une éducation, un passé, des valeurs, une personnalité qui, en plus de mes rondeurs, font que je suis moi !
Ronde, pas ronde (ça m'est arrivé), à l'intérieur, je suis riche de plein d'autres choses que de lipides !


Maintenant que vous avez fait la connaissance de Julie, on se dit à très vite pour apprendre à connaître Laurène, l'autre "maman" de Plump !

jeudi 12 septembre 2013

Big beauties in Big Apple !

Plumpeuses, Plumpeurs,

Le caractère solennel est ici de mise, car c'est un moment historique que nous nous apprêtons à vivre. Pour la première fois depuis sa création, soit il y a 70 ans, la Fashion Week de New York s'apprête à voir son premier défilé consacré exclusivement aux rondes !
Waouh, vous imaginez ça ? Le paradis des brindilles et du 0 %, qui s'entrouvre enfin aux filles en formes ? 
C'est le début de la révolution, on va dire que c'est l'Automne du Chocolat.
La revanche, à nous les chaloupés, les regards torves en bout de podium et les chutes presque artistiques !

Ce bond en avant sera effectué par Eden Miller (ouaiiiis, un Karl Lagerfeld qui nous ressemble !) et sa collection "Cabirira Plus Size". 

Eden Miller - Big beautiful smile !

Après 25 ans en tant que costumière, elle décide de franchir le pas et de devenir styliste. Elle lance sa maison, Cabirira, en avril 2012. Cette américaine de 41 ans remporte toutes les voix où qu'elle aille :
  • A l’automne (c'est décidé, c'est notre nouvelle saison préférée) 2012, elle débute un Kickstarter pour récolter auprès du public les fonds qui serviront à produire ses pièces plus size haute-couture et récolte au final près de 9 800 euros ;
  • Elle a été sélectionnée pour la Fashion Week après un défilé organisé par le Fashion Law Institute (école new-yorkaise spécialisée dans le luxe et la mode), durant lequel ses robes ont tapé dans l’œil du jury. Et le fait que ce soit des pièces réservées aux grandes tailles (du 42 au 56) n'a absolument pas été un obstacle.
Ce jeudi, elle présentera aux yeux de tout le gratin de pâtes de la mode sa mini-collection printemps/été 2014, composée de robes aux allures 50's, à fleurs, pois ou rayures multicolores. Son credo ? "Je m'adresse à celles qui veulent une belle garde-robe et n'ont pas peur de se faire remarquer"


Il était temps que la mode plus size fasse son entrée dans le monde très fermé de la haute couture ! En entrant par la grande porte de la Fashion Week, cela montre qu'il n'y a pas des modes selon les tailles mais une seule et unique mode !

En espérant que cela soit le début de l'ouverture des esprits et du changement, retrouvez les créations d'Eden Miller sur son site et la présentation de la collection en vidéo !



mercredi 4 septembre 2013

Mode et fashion

Plumpeuses, Plumpeurs,

La saison des soldes s'est achevée alors que les vacances arrivaient et c'est bien souvent bredouilles qu'on revient des soldes. Car en France, c'est la croix et la bannière pour trouver des vêtements grande taille, surtout ceux qui ne donnent pas l'impression d'avoir braqué la garde-robe de Mamie.
Bien sûr, on essaye pas de trop tirer la gueule soupirer d'énervement quand on rentre dans le 45e magasin ("allez, un petit dernier, on ne sait jamais") pour en faire le tour et voir qu'il ne reste plus que des pantalons dans lesquels on ne peut rentrer qu'un bras.

Il ne nous reste qu'à nous tourner vers la vente par correspondance.
Asos et sa collection Curve, NewLook et sa ligne Inspire... Ces deux marques, anglaises, sont notre temple fashion dans lesquels on ne cesse de fouiner.

Mais pourquoi diable devons-nous traverser la Manche pour trouver des vêtements sympas, bien coupés et à notre taille ?
Tout simplement parce que l'Anglais, est, apparemment plus ouvert d'esprit sur le fait qu'il faut de tout pour faire un monde (il suffit de regarder le melting-pot qu'est Londres !) et surtout, le standard des tailles anglaises est bien moins sclérosé que par chez nous.
Là-bas, pas d'ostracisme, les filles semblent beaucoup moins complexées et n'hésitent pas à avoir des looks qui défient tous les conseils bien-pensants du magazine ELLE.

Alors pourquoi n'avons-nous pas cette chance, en France, de trouver aussi facilement des vêtements adaptés à toutes les morphologies ? Nous sommes pourtant la patrie de la haute-couture... Et qui dit "haute couture", dit "défilés, mannequins, taille 0". Nous avons à l'étranger l'image de filles classes, bien habillées et surtout minces. Serait-ce là la raison de nos difficultés fashion en France ?

On dirait bien...
Et pourtant la mode française n'est pas en reste. Plusieurs marques ont été créées dans l'optique de pallier ce manque (ce vide intersidéral !) de vêtements seyants pour les filles en formes. C'est pas parce qu'on a du bonus qu'on a pas le droit d'être stylées !

Désormais, grâce à plusieurs marques de prêt à porter spécialisées et françaises, nous ne sommes plus en reste.
Par exemple, Pauline et Julie, s'attache à souligner les attributs de toutes, du 42 au 54. En plus, leur e-shop s'ouvrira sous peu ! Nous avions fait un focus sur les 2 soeurs à l'origine du projet, dans le numéro 2 de Plump.


La marque Scarlett propose son catalogue sur e-shop, dans un style qui reprend celui d'Asos. On navigue facilement dans les diverses catégories et, gros point positif, on peut shopper en fonction de sa morphologie ! Retrouvez l'entretien d'Anne-Laure Constanza, fondatrice de Scarlett, dans le Plump numéro 3.



Le plus connu dans la mode française dédiée aux filles qui pètent les formes est certainement Jean-Marc Philippe. Fort de 30 ans de métier désormais, il propose des pièces un peu haut de gammes, c'est là qu'on va dénicher les tenues parfaites pour les grandes (et petites !) occasions. A l'honneur actuellement, la collection éphémère créée en partenariat avec Big Beauty :



Et puisque ce qu'il y a sous nos vêtements ne doit pas être négligé non plus, la boutique Viksen vous accueille rue Saint-Sauveur, à deux pas des Halles. Accueil cosy et dédié, une vendeuse prend vos mesures histoire de vous habiller d'une lingerie parfaitement à votre taille. Entre lingerie, shapewear pour être au top sous les robes moulantes, bas et maillots de bains, on est renversantes autant au dessus que dessous !



Autant de chouettes marques à noter pour quand on a envie de se faire plaisir, qui prouvent qu'on peut rester stylée et en forme(s)...





jeudi 11 juillet 2013

Regards croisés : le fat-shaming

Plumpeuses, plumpeurs,

La semaine dernière, nous explorions un concept américain, le fat-bashing. On reste cette semaine encore dans la facette pas marrante du monde des gens ronds, avec le fat-shaming.

Même si les deux concepts semblent se ressembler, le fat-shaming est bien plus violent dans le fait qu'il humilie publiquement, et généralement par des campagnes d'affichage ou devant un large public, les gens à tendance moelleuse. Sous couvert de donner de bons conseils et des leçons, l'interlocuteur incite en réalité fortement la victime à maigrir sous peine de ne pas vivre une vie "normale", d'avoir des problèmes de santé ou affectifs, ou encore "de peser sur le trou de la Sécu". (On appréciera le petit jeu de mots glissé dans l'expression) En effet, "shame" veut dire "honte" (je dis ça pour les quelques allemands LV1 de la foule, nous ne vous oublions pas).

A l'instar du fat-bashing, le fat-shaming a fait une apparition très remarquée dans l'actualité récemment. Que dire du PDG d'Abercormbie & Fitch, qui ne veut que des gens maigres dans ses magasins et qui refuse d'adapter ses vêtements à d'autres morphologies ? Je propose qu'on plaigne ce pauvre homme qui, apparemment, n'arrive pas à déceler la beauté là où elle se cache (c'est à dire : partout !). Et que dire du passage à tabac de Marion Bartoli dans les médias, après sa victoire à Wimbledon ? Que ce soit dans les journaux français ou anglais, sa carrure et ses formes ont été attaquées à tel point que Marion Bartoli finira par les justifier en ironisant : "Je suis probablement pas assez blonde, pas assez grande et pas assez mince."
Pas besoin de tout ça, Marion, tu les as tous renvoyés dans les filets en mettant cette robe !

Le fait qui a "réveillé" les Etats-Unis et déclenché de vives critiques à l'égard du fat-shaming vient d'un universitaire. On pensait qu'un érudit ne s'abaisserait pas à de telles paroles et pourtant...
Geoffrey Miller, un psychologue (humpf) évolutionniste (re-humpf) a twitté début juin un message peu équivoque :
"Chers doctorants obèses : si vous n'avez pas assez de volonté pour arrêter
de manger des glucides, vous n'aurez pas la volonté de faire des dissertations #vérité"

Depuis, il a supprimé ce tweet et publié un message d'excuses puis a passé son compte Twitter en mode privé. Mais le mal est fait et, quelque part, heureusement. Cela a permis de mettre en lumière ce phénomène de fat-shaming qui est malheureusement bien trop courant aux Etats-Unis (et ailleurs !), à en juger par le flot de messages à ce propos postés sur Tumblr.

Ailleurs, toujours aux Etats-Unis, c'est la campagne publicitaire du mouvement "Strong4Life" qui a provoqué un tollé. Strong4Life découle du Children’s Healthcare, basé à Atlanta et a pour but de juguler la montée de l'obésité infantile dans l'état de Géorgie.
Le phénomène vaut vraiment la peine qu'on s'y attaque par tous les moyens, mais la campagne de pub réalisée par Strong4Life est vraiment... moyenne.

Noir et blanc, visages fermés, et messages clairement insultants.
 
Elle met en scène des enfants, certes rebondis, mais avec des têtes d'enterrement, estampillés d'un message digne des pires emm... de la cour de récré : "Les enfants dodus peuvent ne pas survivre à leurs parents" ; "Les enfants gros deviennent des adultes gros" ; "Je ne suis pas comme ça à cause de mon ossature lourde, mais à cause de plats trop lourds" ; "Il a les yeux et le rire de son père et peut-être aussi son diabète".
Strong4Life est complètement à côté de la plaque. Cette structure qui veut "Combattre l'obésité, pas les obèses" fait peser tous les regards sur eux et semble rejeter la faute sur les parents qui auraient échoué dans la transmission de l'équilibre alimentaire.
 
En réponse à cette campagne, une activiste du nom de Marilyn Wann, a lancé sa campagne à elle, pour combattre la haine et la honte :
Nous prenons position afin de montrer aux gens de tous âges que
 la taille ne détermine pas la santé ou la beauté 


Enfin une campagne à afficher sans honte ! Car la mise en lumière du fat-shaming permet de lever le voile sur ce phénomène qui ne date pas d'hier. Rebecca Puhl, chercheuse l'université de Yale, assure que "la discrimination par le poids a augmenté de 66% en dix ans et cible surtout les femmes". Ce qui rend le phénomène quasiment commun, car il fait désormais partie du quotidien, par sa fréquence.

L'initiative de Marilyn Wann montre qu'au lieu d'avoir honte, mieux vaut être fier. Fier de ne pas être comme tout le monde. Le poids n'est pas une fatalité. La chanteuse Beth Ditto, la championne Marion Bartoli... Ces femmes se sont acceptées telles qu'elles sont et mènent des carrières prodigieuses.
Etre rond ne veut pas dire être malheureux, être malade (même si certaines maladies occasionnent en effet secondaire le surpoids) ou être laid.
Etre plumpy, c'est avoir la possibilité d'être différent dans un monde où tout le monde se ressemble.
Le fat-shaming rabaisse les gens dans l'optique de faire maigrir et d'uniformiser tout le monde, au final.

Résister au fat-shaming, c'est rester fort, rester soi : une personne avec du bonus !

mercredi 3 juillet 2013

Regards croisés : le fat-bashing

Plumpeuses, plumpeurs,

On aborde aujourd'hui une autre face du monde des ronds : le fat-bashing.
Ce terme, inventé par les Américains, associe la notion (franche et brutale) de fat "gros" et le verbe to bash qui veut dire "frapper, tabasser" (la semaine prochaine, interro sur les verbes irréguliers !). Littéralement : "le passage à tabac des gros". Ce concept traduit le passage à tabac mental qui est infligé aux gens un peu plus moelleux que la moyenne.

Ce fat-bashing est soudainement popularisé par la décision de Samoa Airlines de faire payer les passagers en fonction de leur poids. En effet, désormais, le prix du billet est fixé par cette traîtresse de balance. Pour les courtes distances, il faudra compter 1 dollar par kilo. Pour de plus longs trajets, cela pourra monter jusqu'à 4,16 dollars (3,20 euros). Qui a sérieusement envie d'entendre, à quelques instants de partir en vacances : "Y'en a 400 grammes en plus... Bon allez, c'est la maison qui offre !"

Il faut dire que Samoa ferait un consulat pour Plump : près de 80 % de la population y pète les formes. L'accueil de cette nouvelle ayant été plutôt frais, Samoa Airlines essaye de rattraper le coup en proposant des sièges "XL", un peu plus larges que la moyenne (on aimerait surtout plus de place pour les jambes...).

Le fat-bashing se retrouve souvent dans l'attitude, le regard des gens qui jugent (ce qu'ils ne connaissent pas). C'est Haley Morris-Cafiero qui a immortalisé cette attitude et l'essence du fat-bashing dans sa série de clichés "Wait Watchers". Elle, plumpy anonyme dans une rue grouillante, prend en photo à leur insu les gens qui la toisent d'un regard de dégoût.
La plus emblématique des photos de la série "Wait Watchers" : 
des policiers tournent Haley Morris-Cafiero en dérision.


L'émergence du fat-bashing fait que de nombreux forums éclosent pour aider les victimes à en parler et à dédramatiser ces aggressions gratuites. Reddit, Tumblr et autres plateformes accueillent différents types de confessions : bashés, basheurs, coachs sportifs, psychologues ou tout simplement des personnes tolérantes qui montrent que, heureusement, le fat-bashing est condamné.

Car il ne faut pas baisser les bras : avoir un postérieur un peu plus confortable que la moyenne n'est pas un crime. (et de toutes façons, c'est où ça, les îles Samoa ?)


Margaux

mercredi 26 juin 2013

Rondes en séries

Plumpeuses, plumpeurs,

Pendant longtemps, la seule ronde qu'on voyait dans les séries télé, c'était la Monica Geller de la fin des années 80. D'ailleurs, on ne l'a pas très souvent vue...

Ses co-équipiers de FRIENDS ne la reconnurent pas la première fois 
qu'elle s'est présentée sur le plateau dans le costume de Monica-des-années-80

Depuis, et heureusement pour le régal de nos pupilles, les scénaristes se sont enfin lâchés pour nous concocter des séries en formes.
En voici 3, certaines très connues et d'autres pas, qui mettent en avant une fille plumpy, certes, c'est à dire une fille comme les autres.

1) Girls
Une toute nouvelle série, démarrée en 2012, qui compte 2 saisons à son actif (et une troisième saison est dans les startings blocks).
Pour celles qui sont passées entre les mailles du filet de "Girls", disons que c'est la réalité du monde Manoloblahnikien des filles de Sex and The City. Finie, la belle vie à 12 cm au-dessus du sol ; bienvenue à une bande de copines qui ont la vingtaine et qui se télescopent à la réalité de la vie.

La série a suscité beaucoup d'attention grâce à son scénario très bien écrit, par Lena Dunham, une jeune actrice de 27 ans. Oui, bon, pas que. Si la série a autant défrayé la chronique, c'est parce que le personnage principal, joué par la scénariste Lena Dunham, est plumpy (et tatouée, avec ça !).
Alors oui, dans le monde des séries télés américaines où les filles sont roulées comme les talons d'une paire de Louboutin, ça a fait son petit effet.

Lena Dunham, une actrice en pleine(s) forme(s)

Passé ce détail, on plonge dans le quotidien de cette bande de 4 amies, entre galères financières et galères amoureuses ; des situations dans lesquelles on pourrait se trouver, nous aussi. On découvre New York sous un autre jour et des prises de tête sur le passage à l'âge adulte qui nous parlent vraiment.

2) Drop Dead Diva
Série diffusée depuis 2009, qui attaque sa cinquième saison grâce au soutien et à la mobilisation des fans alors que Lifetime, la chaîne de diffusion, avait décidé d'arrêter à la quatrième saison.
Et franchement, qui est assez toqué pour arrêter là les aventures de Jane/Deborah ?
Car Drop Dead Diva, c'est un soupçon de science-fiction dans une série à la fois romantique et idéale pour tous ceux qui bossent le droit américain.

Deborah, dite "Deb", est un mannequin qui n'a pas inventé l'eau tiède qui se retrouve victime d'un grave accident de la route. Arrivée au Paradis (oui, on apprend que ça existe, du coup), elle supplie l'ange qui s'occupe de son cas (son ange gardien qui devait être sacrément occupé lors de son accident) de la renvoyer sur Terre. Malgré les refus, elle appuie sur le bouton "Retour" (ils ont une technologie de ouf, là-haut) et se retrouve catapultée dans le corps de... Jane Bingum, une pro du barreau muy plumpyto...

Jane (et) Deborah

La série vaut vraiment le détour, et ce, pour plusieurs raisons : 
- la première saison où Jane/Deb est un peu schizophrénique, entre Deb qui relooke son nouveau corps et qui se découvre un cerveau bien rempli en connaissances juridiques pour gagner les procès de Jane,
- Teri, l'assistante de Jane, qui est un divin cocktail d'humour et de cynisme,
- une série avec une ronde canon, qui s'assume, et qui est toujours superbien mise en valeur (sa garde-robe est pleine d'astuces à lui piquer sans vergogne, elle ne nous fera pas un procès - haha)

3) My Mad Fat Diary
On change totalement de registre avec My Mad Fat Diary, une série dramatique qui a commencé à être diffusée cette année en Angleterre, sur la chaîne E4, déjà bien connue pour la série Skins. Là encore, les scénaristes anglais tapent dans le mille, avec une justesse infaillible et nous livrent le personnage de Rae (Rachel).
On est en 1996, Rae a 16 ans et sort tout juste d'hôpital psychiatrique après un séjour de 4 mois.
Elle tente de se réadapter à la vie alors qu'elle souffre de problèmes d'image et d'auto-aggression.
Rae retrouve sa mère et surtout son amie Chloe, qui la croyait en France pendant 4 mois. Et en 4 mois, les choses ont beaucoup changé... Rae va tenter de se faire accepter par la nouvelle bande d'amis de Chloe, et surtout tenter de s'accepter elle-même, en suivant une thérapie avec le docteur Kester (là encore, un personnage tordant dont on ne se lasse pas).

1996 : les chemises "bûcheron" étaient déjà à la mode !

Le cocktail entre Sharon Rooney, l'interprète de Rae, et la sensibilité des scénaristes, est explosif. A l'aide de flashbacks, d'arrêts sur images et de petits dessins, on est transportés dans le monde de Rae et on voit la série en dix mille fois plus fort, à travers son regard.
La série idéale pour serrer dans nos bras l'ado qu'on était et lui prouver qu'on a bien grandi depuis et qu'on va mieux !
Bonus : on révise nos classiques de la pop anglaise grâce à la BO.

Quelle est la série que vous préférez ? Y a-t-il d'autres personnages qui vous viennent à l'esprit ?

mercredi 19 juin 2013

Rhabillées pour l'été !

Plumpeuses, plumpeurs,

La sueur coule le long de votre colonne vertébrale, vous vous sentez amorphes, comme plongés dans une piscine d'eau trop chaude (est-ce possible ?). L'été est là et, apparemment, ni vous ni votre garde-robe n'étiez parés à cette nouvelle.

Ne nous leurrons pas : l'été est toujours un peu plus difficile à supporter quand on est rond(e). Alors voici une brassée de conseils vestimentaires pour passer un été un peu plus cool et stylé.

Tout d'abord : le lin est votre ami. Certes, ce n'est pas très gracieux, cette veste ou ce pantalon qui se plisse alors qu'on s'est juste assis 5 minutes en terrasse pour un Perrier citron, mais cette étoffe permet à la peau de respirer et donc, de rester fraîche. Alors on se lâche sur le lin, quitte à passer un peu plus de temps derrière la planche à repasser : en veste, en pantalon, en jupe, en short ou en top ; le lin nous évite de finir en petite flaque de sueur.

Ensuite, faites des jalouses ! Il fait beau, il fait chaud, c'est soirée disco on en profite pour montrer à quel(s) point(s) on est belle(s) ! Les épaules sont d'office à dévoiler. On a de la chance, quand on est rondes, car on a de jolies épaules. Alors main basse sur les débardeurs, et en couleur, s'il vous plaît !
On en profite pour dévoiler (sans trop montrer !) notre décolleté plantureux. Quand on a des arguments vendeurs, on se doit d'en être fière. Oui, ça va peut-être jaser à la machine à café, vous serez le centre de tous les regards, car vous remplissez votre tank top et d'autres pas...


Salma, tu as tout compris !

Ne jetez pas ce short que vous ne saurez voir. On le pense réservé à d'autres morphologies et pourtant, le short, quand il est bien taillé, un peu ample et dans une matière pas trop fluide, nous fait la gambette sacrément chouette ! Préférez-le taille haute pour sculpter vos hanches. Pour un effet pin-up renversant, rentrez-y votre haut que vous ferez légèrement blouser (vous moulez déjà vos fesses, il faut donc lâcher du lest en haut). Le short idéal s'arrête à mi-cuisses.
Si votre short est trop long, 
n'hésitez pas à le replier pour créer un ourlet 
type "jean boyfriend". Dégaine stylée assurée.

La combi-quoi ? La combishort ou la combinaison, c'est la botte secrète des rondes. Elle moule tout ce qu'il faut (seins, hanches, cuisses) et floute tout en douceur. L'effet resserré à la taille fait une silhouette qui fait tourner les têtes !
Pour une mise en valeur totale, optez pour une combi (courte ou longue) à fines bretelles. Vous mettrez ainsi vos épaules en valeur et profiterez de chaque courant d'air.

Protip : en combi (short ou autre), 
vous ne devez pas avoir l'air d'être en pyjama.

Et comme l'hiver est déjà loin, on le fait savoir en portant haut des couleurs. En été, le noir est réservé à la mamma italienne, à vous de choisir votre nouvelle teinte favorite. De plus, les teintes claires ne gardent pas la chaleur, alors que le noir donne vite une sensation de fournaise. Alors, on se lâche : corail, fuchsia, vert d'eau... et on ose même le blanc qui fait bien ressortir notre bronzage naissant, effet bonne mine garanti !

Tous ces conseils ne vous dispensent pas du bon sens alors que la température monte : boire régulièrement, eau fraîche ou boisson chaude mais aussi un brumisateur à portée de main ; se couvrir la tête et les yeux quand on reste dehors un bon moment (l'insolation n'est pas glamour, évitons donc de penser à ces sordides blouses qu'on vous fait porter à l'hôpital...) ; la crème solaire n'est pas une option mais une obligation pour protéger sa peau et bronzer en douceur.

Un bon été à toutes les lectrices et lecteurs de Plump !

dimanche 9 juin 2013

Les magazines tournent à plein régime(s)...

Plumpeuses, plumpeurs,

C'est la meilleure période de l'année pour la presse. Les rédactrices se frottent les mains, les imprimeurs ont de grands sourires plaqués sur le visage et les papetiers, n'en parlons pas.
Pourquoi cette joie soudaine ? Est-ce que ça a à voir avec le retour du beau temps ? En un sens oui. Oui, car la terrible époque du marronnier sur les régimes est venue.

Tous les magazines en parlent : perdre 3 kilos avant le maillot (on parle de kilos de poils ? OK, je sors), sculptez vos fesses en 15 minutes par jour (non merci, on aimerait continuer à s'asseoir) et autres injonctions nous inondent.

C'est incroyable, comme tous les ans, à la même époque, ces sujets fleurissent. Certains sont recyclés d'année en année, à la virgule près. D'autres jouent la carte de l'excentricité pour sortir du lot : le régime "cro-magnon", par exemple. Ohlàlà, ça doit être super chouette de galoper dans le métro, un os planté dans les cheveux pour faire tenir son chignon, deux peaux de bête pour éviter l'attentat à la pudeur et une poignée de graines ou de racines pour la pause de midi ; tout ça dans le but de perdre une taille. Ffiou.

"Régime paléolithique ou régime pathétique ?", 
semble se demander la demoiselle, dans le fond

Pourquoi tous ces magazines se vendent ? Pourquoi sont-ils dévorés par un lectorat qu'on n'imagine pourtant pas écervelé ? Et pourquoi tous les ans la même chose ?
On croirait qu'un virus d'amnésie sévit. Tous les ans, on nous ressert la même soupe et beaucoup y plongent avec gourmandise leur cuillère. Auraient-elles déjà oublié en 12 mois les conseils prodigués pour faire fondre un adorable petit bourrelet sur l'autel de la taille S ?
Quelques mois d'efforts, on oublie et on recommence ?

Non, c'est le signe que tout simplement ces régimes et ces privations ne marchent pas. Sitôt affiné aussitôt oublié. Voilà pourquoices magazines nous font des piqûres de rappel. Des piqûres qui seront oubliées dans 12 mois et qui laisseront place à leur clone, dans une nouvelle typo, une nouvelle couleur et avec d'autres photos.

La solution à tout cela ? Déjà, ne tendre le bras pour se faire piquer. Et ne pas désespérer, il existe un vrai "régime" plaisant, qui marche, et à conseiller sans modération. Il s'agit d'apprendre à s'accepter telle que l'on est, de faire connaissance avec qui vous êtes. Et si vous ne savez pas quoi vous mettre sous la dent pour démarrer ce régime, on vous en donne la recette dans le numéro 2 de  "Plump" !

mercredi 29 mai 2013

Jamais 2 sans 3 !

Ola los plumperos !

On a lutté, mais on a vaincu !
Plump n° 3 est né !
Nous comptons sur vous pour lui réserver le meilleur accueil !
On clique, on partage, on like, on commente, même dans le désordre !

Claquage de bises,

Ju et Lau